Une première judiciaire au Sénégal. Au moins quatre personnes ont été inculpées, entre mardi 22 et mercredi 23 septembre 2026. Pour « crime contre l’humanité ». Ou « complicité » en marge des violences politiques survenues entre 2021 et 2024.
La question de rendre justice aux victimes est une promesse de longue date. Du camp actuellement au pouvoir. En dépit d’une loi d’amnistie couvrant ces violences adoptées dans les dernières semaines de la présidence Sall. Afin d’apaiser les tensions politiques.
Ces quatre personnes inculpées sont accusées par Pape Abdoulaye Touré de faits de séquestration, d’enlèvement illégal, de torture et de violences qu’il avait affirmé subir en juin 2023.
Contourner la loi d’amnistie
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Ameth Tidiane Cissé, chef de sécurité et Djibril Gaye, agent de sécurité au Centre des œuvres universitaires de Dakar, « sont poursuivis pour association de malfaiteurs, crime contre l’humanité et torture », a confirmé à l’AFP leur avocat, maître Taha Cissé.
Deux autres personnes, Amadou Guindo Traoré, placé sous contrôle judiciaire, et Djibril Diaw, assigné à résidence avec port du bracelet électronique, ont été inculpés pour « complicité de crime contre l’humanité commis sur la personne de Pape Abdoulaye Touré », indique leur avocat, maître Yaya Dia.
Plusieurs des mis en cause sont réputés proches de Pape Malick Ndour, ancien Ministre de la jeunesse sous Macky Sall.
« Tout en saluant ces deux procédures, Amnesty International reste vigilante et engagée aux côtés des victimes », a réagi auprès de l’AFP le directeur de l’ONG au Sénégal, Seydi Gassama.
Des responsables parmi les nouvelles autorités avancent un nombre de morts plus élevé, jusqu’à plus de 80.
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