Face à la réapparition des cas de choléra dans la région de l’Extrême-Nord du pays. Les autorités sanitaires invitées à assurer une prise en charge rapide des personnes contaminées.
Le choléra refait surface dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun. Le département du Logone-et-Chari est particulièrement concerné, avec des cas signalés dans les arrondissements de Fotokol, Makary et Mada.
Difficultés d’accès à l’eau potable
Des sources sur place, cette résurgence intervient au début de la saison des pluies, une période propice à la propagation de la maladie en raison des difficultés d’accès à l’eau potable et des conditions d’hygiène souvent précaires. Toujours selon nos sources sur place, deux décès ont déjà été enregistrés au sein des communautés.
Selon les autorités sanitaires, l’Extrême-Nord demeure une zone endémique où le choléra réapparaît de manière cyclique. Lors de la précédente flambée, entre 2024 et 2025, plus de 120 personnes avaient été infectées.
Des cas sporadiques ont également été recensés entre 2025 et 2026 dans plusieurs districts de santé de la région. Les fortes pluies favorisent la contamination des points d’eau, tandis que la rareté de l’eau potable complique le respect des mesures d’hygiène.
Dans de nombreuses localités, les populations parcourent plusieurs kilomètres pour s’approvisionner en eau, ce qui limite les pratiques essentielles comme le lavage régulier des mains et l’assainissement.
Renforcer les actions de prévention
Les zones accueillant des populations déplacées figurent également parmi les plus exposées en raison de la forte densité de population et du manque d’infrastructures sanitaires. Face à cette situation, les autorités sanitaires sont appelées à renforcer les actions de prévention, notamment en améliorant l’accès à l’eau potable, en intensifiant les campagnes de sensibilisation et en assurant une prise en charge rapide des personnes contaminées.
Afin d’éviter une propagation plus importante de l’épidémie. Causé par la bactérie Vibrio cholerae via l’eau ou des aliments contaminés, le choléra est une urgence de santé publique endémique au Cameroun. Le pays a mis en place un plan national de lutte contre le choléra visant à éliminer la maladie d’ici 2030 grâce à l’accès à l’eau potable et à une meilleure hygiène.
Épidémie de choléra : une situation préoccupante au Cameroun
6652 cas suspects de choléra
Le Cameroun notifie des cas suspects de choléra depuis le début de l’année 2021. La flambée épidémique a été déclarée par les autorités sanitaires le 29 octobre 2021 et se poursuit depuis lors.
Au 30 avril 2022, 6652 cas suspects de choléra, dont 134 mortels (taux de létalité de 2 %), avaient été notifiés dans six régions – les régions du Sud-Ouest (4617 cas, 77 décès), du Littoral (1704 cas, 51 décès), du Sud (183 cas, 2 décès), du Centre (125 cas, 4 décès), du Nord (15 cas, aucun décès) et de l’Extrême-Nord (8 cas, aucun décès).
Parmi les 6652 cas suspects, 5960 cas (90 %), dont 93 mortels (69 %), avaient été signalés en 2022. Entre le 29 octobre 2021 et le 30 avril 2022, 1008 échantillons de selles au total ont été testés dans les six régions et des résultats de culture positifs pour Vibrio cholerae O1 ont été obtenus pour 40 % (403) d’entre eux.
Crédito: Link de origem