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Raffinerie : Vers la relance des activités de la Sonara

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La Sonara, l’unique raffinerie du Cameroun, à l’arrêt depuis le mois de mai 2019 va-t-elle enfin reprendre ses activités ? En principe, l’Etat devrait chercher environ 700 milliards Fcfa pour la remise en service de  

Il faut sauver la Sonara. L’unique raffinerie du pays est à l’arrêt depuis le 31 mai 2019. Elle a besoin d’un appui financier pour relancer ses activités. L’État évalue cette relance à près de 700 milliards de Fcfa. Un montant qui est au centre du « Market Sounding » qui a  lancé à Yaoundé. Il s’agit d’une étape clé du montage en partenariat public-privé.

Une étape clé

Lequel, avons-nous appris au cours des assises de Yaoundé, est destiné à sonder les investisseurs avant la restructuration et la réhabilitation de la raffinerie de Limbé. Près de 700 milliards de Fcfa. C’est le montant que Yaoundé devra mobiliser pour remettre en service la Société nationale de raffinage (Sonara), unique raffinerie du pays, à l’arrêt depuis le 31 mai 2019.

Selon le ministre des Finances (Minfi), Louis Paul Motaze, cette opération marque une étape clé dans la préparation du montage financier, à travers une consultation du marché destinée à tester l’appétit des investisseurs et des bailleurs.  D’après le membre du gouvernement, le schéma qui a été retenu combine deux volets indissociables.

« D’un côté, l’assainissement du passif, évalué à environ 450 milliards de Fcfa, et de l’autre, un programme de réhabilitation et de modernisation de la raffinerie de Limbé chiffré à près de 250 milliards de Fcfa », dévoile Louis Paul Motaze.

Réhabilitation de la Sonara : Accélérer la restructuration

312 milliards de Fcfa de dettes commerciales

A le croire, le passif à restructurer comprend notamment 261 milliards de Fcfa d’engagements bancaires et environ 312 milliards de Fcfa de dettes commerciales envers les traders et fournisseurs internationaux. Face à l’ampleur des investissements, le gouvernement opte pour un Partenariat public-privé en mode Design Build Finance Maintain (Dbfm). En français facile, il s’agit d’un scénario qui permettra de mobiliser l’expertise et les financements privés tout en partageant les risques.

Notons que depuis l’incendie de la raffinerie, le coût du projet a connu plusieurs révisions successives. « D’abord estimé entre 111 et 250 milliards de Fcfa, il a été relevé à près de 300 milliards de Fcfa à la suite des études techniques conduites par Axens ».

« L’intégration du passif financier a ensuite profondément modifié l’équation, portant le besoin global à son niveau actuel ». Cette dépense à en croire les autorités camerounaises,  s’apparente à un investissement stratégique.

Recherche de partenaires industriels

Il faut souligner que, selon les études réalisées par le cabinet britannique Ekiun Ltd, près de 75% des équipements existants peuvent être récupérés et réhabilités. Ce qui pourrait réduire, apprend-on, le coût d’une reconstruction complète.

Pour le gouvernement, le programme Parras 24 prévoit une remise en service des unités de raffinage dans un délai de vingt-quatre mois après la clôture du financement, soit à l’horizon 2027. Programmée entre 2028 et 2030, la deuxième phase d’investissement quant à elle prévoit l’installation d’un hydrocraqueur et la mise aux normes internationales Afri 5/6 et Marpol .

Conscient des difficultés de trésorerie, l’Etat dit avoir actionne plusieurs manettes. Au rang de celles-ci, les prélèvements opérés sur les produits pétroliers, les mécanismes de financement de la Banque centrale (Beac) et…..la recherche de partenaires industriels internationaux.

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