
A travers un communiqué, le gouverneur du Littoral interdit formellement la commercialisation du protoxyde d’azote. Et son usage détourné sur toute l’étendue de sa circonscription administrative.
Le protoxyde d’azote (N₂O), également connu sous les noms de « gaz hilarant », « happy balloon » . Ou « proto », est un gaz utilisé à des fins médicales, notamment anesthésiques .Et analgésiques, ainsi que dans l’industrie alimentaire. Conditionné sous forme de cartouches (pour les siphons à chantilly). Ou de bonbonnes, son détournement à des fins récréatives est en forte augmentation, en particulier chez les jeunes.
Étourdissements et désorientation
Pour la période de 2021 à fin 2024, de nombreux cas, dont certains graves, ont été enregistrés. Les victimes sont pour la plupart jeunes. 54 % des cas recensés concerneraient des hommes et 46 % des femmes.
Selon les professionnels de la santé, les effets recherchés après inhalation – euphorie, rires incontrôlés. Ou distorsions sensorielles (troubles visuels) de courte durée. Ainsi qu’une vente restée longtemps non régulée, ont contribué à banaliser sa consommation.
Même si les effets recherchés disparaissent aussi rapidement qu’ils apparaissent, la consommation de protoxyde d’azote comporte des risques majeurs pour la santé, notamment en cas de consommation répétée.
Préserver la santé publique
L’inhalation de protoxyde d’azote peut entraîner des effets immédiats et des complications à long terme : Vertiges, étourdissements et désorientation : augmentant le risque de chutes et d’accidents. Hypoxie et perte de connaissance : un manque d’oxygène peut causer des convulsions, un arrêt respiratoire voire une asphyxie.
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Brûlures par le froid : inhaler directement depuis une bonbonne/cartouche peut provoquer des gelures au niveau de l’oropharynx. De même, manipuler ou garder une bonbonne en contact prolongé peut provoquer des brûlures cutanées, même au travers des vêtements.
A Douala comme partout ailleurs dans les grandes métropoles, le phénomène prend de l’ampleur. Face à l’inquiétante prolifération de la consommation récréative du protoxyde d’azote (N₂O), le gouverneur de la région du Littoral est monté au créneau. À travers un communiqué officiel, l’autorité administrative interdit formellement sa commercialisation et son usage détourné sur toute l’étendue de son territoire de commandement.
Protection de la jeunesse
« Cette mesure de sauvegarde, dont le respect est décrété non négociable, s’adresse tout particulièrement aux promoteurs de boîtes de nuit, snack-bars et espaces de divertissement, les rendant directement responsables de la protection de la jeunesse face aux graves périls sanitaires liés à l’inhalation de ce produit ».
Dieudonné Ivaha Diboua affirme sa détermination à éradiquer ce fléau. L’autorité administrative avertit que tout contrevenant s’expose sans délai à la rigueur de la loi et à la fermeture pure et simple des établissements réfractaires. Elle appelle au civisme, à la responsabilité collective et au bon sens de l’ensemble des populations pour préserver la santé publique.

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