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Chef armé Hamas éliminé : Haddad tué dans une frappe à Gaza

Trans Afrique

Chef armé du Hamas éliminé, Ezzedine al-Haddad est mort vendredi dans une frappe israélienne sur Gaza. Décrit par Israël comme l’un des principaux architectes du massacre du 7 octobre, il était le dernier haut dirigeant du Hamas encore présent dans la bande de Gaza à avoir coordonné l’attaque. Le mouvement islamiste palestinien qualifie sa mort de perte immense.

Chef armé du Hamas éliminé : deux camps confirment la mort de Haddad

L’armée israélienne et le Shin Bet, le renseignement intérieur, ont annoncé conjointement samedi « l’élimination du terroriste Ezzedine al-Haddad ». Deux responsables du Hamas ont confirmé l’information à l’AFP. Aucun des deux camps ne conteste la mort du chef de la branche armée.

« Il a été assassiné lors d’une frappe israélienne », a précisé l’un d’eux. Cette frappe avait ciblé vendredi un immeuble résidentiel et un véhicule civil dans la bande de Gaza. Ezzedine al-Haddad est mort avec sa femme et sa fille, selon une source distincte au sein du mouvement.

Ses funérailles se sont tenues samedi dans la ville de Gaza. Des images de l’AFP montrent une foule en deuil autour du corps de Haddad, enveloppé d’un drapeau du Hamas. La cérémonie s’est déroulée dans un territoire meurtri par plus de deux ans de guerre.

Le ministère de la Défense israélien avait annoncé vendredi l’avoir ciblé, sans confirmer immédiatement sa mort. Il l’avait désigné comme un « terroriste de premier plan » et « l’un des principaux architectes » du 7 octobre La confirmation officielle de son décès est venue dans les heures qui ont suivi la frappe.

Une carrière de chef sécuritaire depuis les origines du Hamas

Né en 1970, Ezzedine al-Haddad a joué un rôle fondateur dans l’appareil sécuritaire du Hamas. Il figure parmi les créateurs des services de sécurité du mouvement islamiste palestinien. Cette position lui donnait accès aux structures les plus internes de l’organisation.

Après le 7 octobre 2023, il avait pris en charge la supervision directe du système de détention des otages israéliens. Il coordonnait aussi les échanges entre captifs et prisonniers palestiniens dans le cadre des négociations. Ce double rôle — chef militaire et gestionnaire des otages — en faisait une cible de priorité absolue pour Israël.

Il avait pris le commandement de la branche armée du Hamas en mai 2025, après la mort de son prédécesseur dans une frappe israélienne. Cette nomination est intervenue dans un contexte de fragilisation progressive de la direction militaire du mouvement. Sa durée à ce poste aura été brève.

Sa capacité à survivre aux tentatives d’élimination était une caractéristique connue de son profil. Il avait résisté à six tentatives d’assassinat menées par Israël avant ce vendredi 16 mai 2026. Sa méthode de protection était décrite par l’armée israélienne : il « gérait le système de détention des otages, dont il s’entourait pour tenter d’échapper à son élimination ».

Le dernier chef armé du Hamas éliminé à ce rang encore présent à Gaza

Depuis le 7 octobre 2023, Israël conduit une campagne systématique de ciblage des cadres dirigeants du Hamas. Yahya Sinouar, chef du groupe armé à Gaza et considéré comme le cerveau des attaques, avait été tué le 16 octobre 2024. Mohammed Deif, commandant en chef des Brigades Ezzedine Al-Qassam et autre tête pensante du 7 octobre, avait lui été éliminé en juillet 2024.

Al-Haddad était décrit, selon les termes d’un responsable militaire israélien, comme « le dernier dirigeant de haut rang du Hamas encore présent dans la bande de Gaza à avoir participé à l’organisation du massacre ». Cette qualification souligne la portée symbolique de son élimination dans la stratégie israélienne.

Les frappes israéliennes ont aussi visé des responsables du Hamas à l’étranger. Israël a également ciblé de hauts commandants du Hezbollah libanais, allié du mouvement. Hassan Nasrallah, l’ancien chef du Hezbollah, est mort dans l’une de ces opérations.

Des opérations qui continuent malgré la trêve

La mort d’al-Haddad s’inscrit dans un contexte de trêve formellement en vigueur. Un cessez-le-feu est entré en vigueur dans la bande de Gaza le 10 octobre 2025. Le territoire reste partagé entre des zones sous contrôle du Hamas et des zones sous contrôle de l’armée israélienne. Les opérations de ciblage contre les dirigeants militaires du mouvement n’ont pas cessé malgré ce cadre.

Les forces israéliennes ont par ailleurs annoncé avoir tué trois autres combattants du Hamas au cours des deux dernières semaines. Deux d’entre eux avaient participé aux attaques du 7 octobre. L’état-major revendique pour ces éliminations une logique de « reddition des comptes ».

« Succès opérationnel majeur » face à une « perte immense »

Le chef d’état-major de l’armée israélienne, Eyal Zamir, a qualifié la mort d’al-Haddad de « succès opérationnel majeur ». Ses mots illustrent la dimension que revêtait cette cible aux yeux du commandement militaire. L’élimination d’un chef qui gérait directement les otages représente un enjeu qui dépasse le seul registre militaire.

« Dans toutes les conversations que j’ai eues avec les otages libérés, son nom (…) revenait sans cesse », a déclaré Zamir dans un communiqué. Cette mention ancre al-Haddad dans le vécu des captifs israéliens détenus à Gaza. Elle donne une dimension concrète au « succès » annoncé par le général.

« Aujourd’hui, nous avons réussi à l’éliminer. L’armée israélienne continuera à traquer nos ennemis, à les frapper et à demander des comptes à tous ceux qui ont pris part » au 7 octobre, a-t-il poursuivi. Cet engagement affirme la continuité de la doctrine israélienne, au-delà du cessez-le-feu.

Du côté palestinien, le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem, a rendu hommage à l’un des « plus grands combattants » de l’histoire palestinienne. « C’est une perte immense, mais le chemin se poursuit jusqu’à la libération », a-t-il affirmé. Ces déclarations réaffirment la position du Hamas : la mort de ses cadres ne changerait pas la trajectoire du mouvement.

Un bilan de guerre qui continue de s’alourdir

Les Brigades Ezzedine Al-Qassam, branche armée du Hamas, avaient mené l’attaque du 7 octobre 2023 contre des localités du sud d’Israël. Cette offensive a causé la mort de 1 221 personnes, selon les autorités israéliennes. Le groupe avait également enlevé 251 otages, dont il retient encore une partie à Gaza.

La riposte militaire d’Israël a été d’une ampleur considérable. Plus de 72 700 Palestiniens ont été tués dans la campagne de représailles, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l’autorité du Hamas. Ces chiffres sont jugés fiables par l’ONU.

Chef armé du Hamas éliminé, al-Haddad était l’un des rares responsables militaires du 7 octobre encore opérationnels à Gaza jusqu’à ce vendredi. Sa mort modifie la cartographie du commandement du Hamas. Elle intervient dans un contexte où la structure du mouvement reste active, malgré deux ans de frappes continues.

Le conflit dans la bande de Gaza n’a pas trouvé de résolution politique. La trêve en vigueur depuis le 10 octobre 2025 n’a pas mis fin aux opérations de ciblage israéliennes. La mort d’al-Haddad en est une nouvelle illustration.

Source : Agence France-Presse

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