Continental Postal Services of Hebland

Axe Bekoko-Limbe-Idenau : Le chantier à 113 milliards pour booster le business

Pages jaunes

Trans AfriqueTrans Afrique

C’est le déblocage d’un des verrous économiques les plus stratégiques du Cameroun. L’officialisation, ce mois de juin 2026, d’une enveloppe de 113 milliards de FCFA). Pour moderniser et relancer les travaux sur l’axe Bekoko-Limbe-Idenau. Un chantier qui s’apprête à redessiner les flux commerciaux entre la région du Littoral et celle du Sud-Ouest. Confié au constructeur britannique PROPAV par le ministère des Travaux Publics. Ce mégaprojet routier cible de manière chirurgicale les trois moteurs de la croissance régionale. L’or vert de l’agro-industrie, l’écosystème pétrolier et l’accès direct au marché nigérian.

 Le premier bénéficiaire de cette route moderne est le deuxième employeur du pays après l’État. La Cameroon Development Corporation (CDC). Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Enregistrant une perte nette de 20 milliards de FCFA sur son dernier exercice clos.

La corporation agro-industrielle paie le prix fort de l’insécurité dans cette partie du pays. Mais aussi de l’enclavement et de la dégradation des voies de communication.

Avec plus de 38 000 hectares de plantations d’hévéa, de palmiers à huile et de bananeraies. Répartis dans le Sud-Ouest, la CDC voit ses marges s’évaporer dans les nids-de-poule.

Actuellement, les camions de transport perdent des journées entières sur des pistes défoncées. Pour acheminer les récoltes vers les usines de conditionnement de Limbe ou le port de Douala.

Ce retard logistique accélère le pourrissement des bananes fraîches et détruit prématurément le matériel roulant.

Fluidifier l’axe Bekoko-Limbe. C’est réduire les coûts de transport de la CDC de près de 30% et sécuriser ses exportations.

Sécuriser l’écosystème pétrolier et énergétique de Limbe

Douala : le défi de l’exécution derrière les 335 milliards de la Banque mondiale

Le second pilier de ce corridor repose sur l’industrie des hydrocarbures. Limbe demeure le cœur battant de l’approvisionnement énergétique national. Même si le raffinage lourd reste suspendu, la SONARA vient de voter un budget d’investissement de 6,7 milliards de FCFA pour 2026.

Principalement alloué à la maintenance de ses infrastructures de stockage et à la couverture des risques logistiques.

C’est par l’axe Bekoko-Limbe que transitent quotidiennement les dizaines de camions-citernes. Des marketeurs nationaux à l’instar du géant Tradex. Qui affiche un chiffre d’affaires robuste de 383 milliards de FCFA. Ces transporteurs ravitaillent les dépôts de la SCDP (Société Camerounaise des Dépôts Pétroliers) à Douala.

L’état critique actuel de la chaussée représente un risque permanent d’accidents majeurs pour ces convois de matières dangereuses. La modernisation de la route garantit la continuité de la chaîne d’approvisionnement en carburant de la capitale économique et du reste du pays.

Route Kumbo–Ndu : Délai supplémentaire pour les prestataires

Capturer les flux du géant nigérian

Le prolongement des investissements jusqu’à la localité d’Idenau. Constitue le coup de maître commercial de ce projet de 113 milliards de FCFA. Idenau est l’une des principales plaques tournantes du commerce transfrontalier maritime et terrestre avec le Nigeria. Et ses 200 millions de consommateurs.

Jusqu’ici, le volume d’échanges qu’il s’agisse de l’importation de produits manufacturés. Ou de l’exportation de produits vivriers camerounais. Très prisés par le voisin nigérian était sévèrement bridé par des pistes de terre impraticables en saison des pluies.

Comme l’a rappelé le ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, lors de la finalisation du partenariat avec PROPAV. Bitumer ce tronçon frontalier va permettre de formaliser l’économie transfrontalière. De doper les recettes douanières et de positionner le Cameroun comme le fournisseur agricole de référence du delta du Niger.

En injectant 113 milliards de FCFA sur ce corridor. L’État camerounais réalise un investissement à fort retour sur investissement. Ce projet ne se contente pas de poser du bitume. Il reconnecte les chaînes de valeur de l’agro-industrie. De l’énergie et du commerce international.

 

– Pub –

Pages jaunesPages jaunes

Crédito: Link de origem

Leave A Reply

Your email address will not be published.