Dans le cadre de l’émission « Un candidat, un projet » diffusée sur la chaîne nationale, Zenaba Gninga Chaning, seule femme en lice pour l’élection du 12 avril 2025 présentant son programme a déclaré qu’elle est opposée au mariage homosexuel mais reste favorable à la polygamie pour rester attaché aux traditions africaines.
« Le mariage pour tous n’est pas conforme à nos valeurs africaines. Ailleurs, chacun est libre, mais ici, nous devons rester fidèles à nos traditions », a déclaré celle qui brigue les suffrages des gabonais. Concernant la polygamie, elle a soutenu qu’elle fait partie de l’héritage culturel : « nos ancêtres l’ont pratiquée, nous devons la préserver ».
Le 23 juin 2019, les députés gabonais avaient voté une loi qui dépénalise l’homosexualité dans le pays. Un amendement du code pénal, voté un an plus tôt, condamnait l’homosexualité comme une « atteinte aux mœurs ». Avant cette dépénalisation, les rapports entre personnes du même sexe étaient passibles de 6 mois de prison maximum et d’une amende de 5 millions de francs CFA.
Dès leur arrivée au pouvoir, les militaires auteurs du coup d’Etat du 30 août 2023 ont engagé plusieurs réformes fortes de sens. Au nombre de celles-ci, la redéfinition de la cellule familiale comme socle de la vie en société et le mariage limité à deux individus de sexes différents.
Cette définition de la cellule familiale exclut la possibilité de l’union homosexuelle sous l’ère du Général de brigade Brice Clotaire Oligui Nguema qui s’est mis en disponibilité de l’armée pour briguer un mandat de 7 ans.
Nkili Akieme

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