Presidentielle 2025 : Bilie-By-Nze demande pardon et plaide pour une reconciliation nationale
5 avril 2025
Candidat à l’élection présidentielle du 12 avril 2025, Alain-Claude Bilie-By-Nze s’est exprimé vendredi 4 avril sur la chaîne Gabon 24 dans le cadre d’une émission spéciale ″ un candidat, un projet ‶ dédiée aux candidats en lice. À cette occasion, il a présenté son projet pour le Gabon tout en revenant avec humilité sur son passé politique, faisant face aux critiques.
Durant cet entretien, l’ancien Premier ministre a pris le temps d’aborder les griefs que certains Gabonais lui attribuent concernant sa gestion lors de ses précédentes fonctions. Dans un ton empreint d’émotion et de sincérité, il a reconnu certaines erreurs et a tenu à renouveler sa demande de pardon à la population.
« Récemment, j’ai pu rencontrer quelques parents de victimes et des associations avec lesquelles j’ai échangé », a-t-il déclaré. « Ce pardon que j’ai demandé, c’est un pardon à la fois pour ce qui n’a pas été bien fait mais aussi pour ceux que j’ai pu heurter dans mes prises de parole ou lors de mes fonctions officielles. C’est une démarche personnelle. Je ne sais pas si ce pardon sera entendu, mais ce que je sais, c’est qu’il me réconcilie déjà avec moi-même… »
Interrogé sur certains événements marquants, notamment ceux de 2016, Bilie-By-Nze a tenu à clarifier sa position : « Les chiffres que j’ai communiqués en 2016, je n’étais plus porte-parole de la présidence, j’étais porte-parole du gouvernement. Je n’ai eu connaissance d’aucun autre chiffre que ce qui m’ont été donnés par la police et le ministère de l’Intérieur. »
En se livrant avec franchise, Alain-Claude Bilie-By-Nze prend le pari risqué mais audacieux de l’honnêteté politique. Il démontre une volonté de rupture avec les pratiques d’hier et se présente comme un homme politique en quête de rédemption et de transparence. Son appel au pardon et à la réconciliation resonne comme une tentative d’ouverture d’un nouveau chapitre dans sa relation avec les gabonais. Car comme le dit le dicton, « le pardon n’efface pas le passé, mais il éclaire l’avenir. » Reste à savoir si les Gabonais sont prêts à lui accorder une seconde chance… Ou s’ils préfèrent tourner la page avec d’autres visages.
Le verdict des urnes, le 12 Avril, en dira long sur la portée e ce pardon et sur la place qu’il occupera ou non dans le Gabon de demain .
SD
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