Niamey,4 avril 2025 – Le cabinet du Ministre de la Communication, des Postes et de l’Économie Numérique, M. Sidi Mohamed Raliou, s’est métamorphosé en une arène d’idées à Niamey. En effet, une délégation du Cadre d’Actions des Professionnels des Médias (CAP MEDIA-Niger), emmenée par son coordonnateur, M. Moudi Moussa, y a été accueillie avec une gravité empreinte de courtoisie. Par ailleurs, ce conciliabule, loin d’être anodin, a vu la remise de deux parchemins d’importance : une synthèse vibrante plaidant pour une presse émancipée, robuste et dévouée à la nation, ainsi qu’un rapport ciselé issu du symposium de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Des écrits porteurs d’un souffle souverain
Moudi Moussa, d’une voix où perçait la conviction, a présenté ces documents comme des phares dans la nuit médiatique nigérienne. « Ils incarnent un compas stratégique, un cri raisonné pour que nos préoccupations trouvent écho et que nos remèdes soient épousés par les cimes du pouvoir », a-t-il déclaré. Ces textes, fruits d’une réflexion née le 26 mars 2025 lors d’une assise autour du thème « Les médias face aux enjeux souverainistes et aux narratifs impérialistes », se dressent comme un rempart contre les vents contraires qui malmènent la liberté d’informer. Le symposium de l’AES, quant à lui, a insufflé une dimension régionale à ce combat, liant le Niger à ses voisins dans une quête commune d’autonomie narrative.
Un serment de rigueur et de solidarité
L’engagement du CAP MEDIA-Niger s’est révélé d’une limpidité cristalline : forger un journalisme d’une droiture exemplaire, trempé dans la rigueur et soudé par la solidarité. « Nous avons sondé, à maintes reprises, les méandres de la régulation médiatique », a ajouté Moudi Moussa, soulignant une récurrence dans leurs débats. Cette délégation n’a pas seulement livré des mots couchés sur le papier ; elle a tendu une main, implorant le ministre de se muer en héraut de leurs aspirations auprès des sphères suprêmes. « Que votre voix porte nos doléances là où les décisions se tissent », a-t-il conclu, dans un souffle mêlant espoir et exigence.
Une presse libre, pilier d’une nation éveillée
En outre, la rencontre s’inscrit dans un contexte dans lequel le Niger, membre fervent de l’AES aux côtés du Mali et du Burkina Faso, cherche à affirmer sa souveraineté, y compris dans le domaine de l’information. Les documents remis ne sont pas de simples feuillets ; ils esquissent une vision dans laquelle la presse, affranchie des entraves économiques et des pressions extérieures, devient un levier de progrès national. Monsieur Raliou, en recevant ces présents, s’est vu investi d’une mission tacite : faire de ces aspirations un levain pour une politique médiatique audacieuse et enracinée dans les réalités sahéliennes.
Une flamme à entretenir
En somme, cette rencontre pourrait marquer un jalon dans l’épopée médiatique nigérienne. La balle repose désormais dans le camp du ministre, dont l’écho auprès des autorités suprêmes façonnera l’avenir de ce plaidoyer. Mais au-delà des murs du cabinet, une interrogation persiste, tel un murmure dans le vent du désert : cette flamme, si ardemment portée par CAP MEDIA-Niger, saura-t-elle embraser les consciences et transformer les promesses en actes ? Le destin de cette quête, suspendu entre espoir et incertitude, attend ses prochains scribes.
Crédito: Link de origem