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Féminicide : Le mari « bourreau » de Diane Yangwo est libre !

Le 1er avril 2025, le tribunal de grande instance du Wouri a rendu sa décision dans l’affaire tragique du féminicide de Diane Yangwo. Son époux, Bekobe Mvondo Eric, a été condamné à cinq ans de prison avec sursis. Une sentence qui a choqué et révolté la famille et les proches de la victime.

Le verdict a immédiatement provoqué des manifestations devant le tribunal. Les proches de Diane Yangwo, torses nus en signe de protestation, ont exprimé leur colère. « Au départ, nous avons cru que c’était un poisson d’avril, mais c’est la réalité. C’est un choc. Nous pensions qu’une femme juge serait plus sensible à cette affaire, mais nous avons été dévastés de voir ce bourreau libre », a déclaré un membre de la famille au micro de nos confrères d’Equinoxe Tv.

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Une décision corrompue  

Selon l’article 289 du Code pénal camerounais, Bekobe Mvondo Eric aurait dû encourir une peine de prison de six à vingt ans pour homicide involontaire. S’il avait été jugé pour meurtre avec préméditation, il risquait la peine de mort selon l’article 276. Mais en dépit de la gravité des faits, l’époux de Diane Yangwo a échappé à une peine sévère. La famille pense que seul un acte de corruption pourrait justifier cette décision.

En rappel, le 29 novembre 2023, Bekobe Mvondo Eric avait été incarcéré suite à l’enquête sur la mort de sa femme. Deux semaines avant, une violente altercation entre le couple a conduit à des violences graves. Selon les témoignages du voisinage, Bekobe Mvondo Eric a frappé Diane au ventre et l’a traînée dans le coffre de sa voiture. Par la suite, les médecins l’ont admise dans une clinique au quartier Yassa, où son état s’est détérioré. Ils ont constaté une perte de sang importante et des lésions internes graves. Diane est décédée le 18 novembre 2023, à l’hôpital Gynéco-obstétrique de Douala.

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Faire appel

La famille de Diane Yangwo, révoltée par la décision du tribunal, continue de se battre pour obtenir justice face à ce féminicide. Selon les témoins, elle était une victime régulière de violences conjugales, avec des menaces de mort proférées par son mari. Diane enseignait l’anglais au lycée bilingue de Nylon Ndogpassi, et son histoire est un triste rappel des drames liés aux violences domestiques et aux nombreux cas de féminicide au Cameroun.

Le verdict laisse une amère impression de justice non rendue. Les proches de Diane ont annoncé leur intention de faire appel pour obtenir une peine plus juste.

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