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Deux officiers retraités alertent sur les enjeux

L’interprétation de la loi d’amnistie continue de susciter un débat animé au sein de l’opinion publique et des forces de défense et de sécurité (FDS). Deux officiers supérieurs à la retraite, le lieutenant-colonel Adama Diop et le colonel Sankoum Faty, ont exprimé des avis divergents sur les implications de cette loi, mettant en lumière ses enjeux et ses conséquences potentielles.

Le lieutenant-colonel Adama Diop, ancien directeur de la DIRPA (Direction de l’information et des relations publiques des armées), défend fermement la légitimité des forces de sécurité, insistant sur le fait qu’elles n’ont fait qu’exercer leur droit à la défense dans le cadre de leurs missions. Selon lui, « les policiers et les gendarmes ne sont pas des miliciens », soulignant ainsi la nécessité de distinguer les forces régaliennes des groupes armés informels.

À l’inverse, le colonel Sankoum Faty s’inquiète des conséquences possibles d’une mauvaise interprétation de cette loi. Il estime qu’au lieu de protéger les forces de sécurité, l’amnistie pourrait se retourner contre elles, les exposant à d’éventuelles poursuites. Cette crainte reflète un débat plus large sur la responsabilité et l’impartialité dans l’application des mesures judiciaires.

Le lieutenant-colonel Adama Diop a également critiqué la position d’Amnesty Sénégal, accusant l’organisation de manquer de constance dans son engagement. « Lorsque nous étions en première ligne, personne ne nous défendait. Aujourd’hui, ceux qui étaient silencieux prennent la parole sous un nouveau prisme politique », a-t-il déclaré. Cette déclaration illustre une critique récurrente adressée aux organisations de défense des droits humains, accusées de privilégier certaines causes en fonction des contextes politiques.

Ce débat intervient dans un climat de tensions où la question de la justice, de la sécurité et des droits humains se pose avec acuité. L’équilibre entre la nécessité de garantir la paix sociale et celle de préserver l’État de droit demeure un enjeu central.

Alors que les autorités devront trancher sur l’application de cette loi, il apparaît crucial d’adopter une approche inclusive et transparente, prenant en compte à la fois les impératifs sécuritaires et les exigences de justice et de réconciliation nationale.

Source: Point actu

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