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Loi d’urgence agricole: Tous contre la réintroduction de pesticides

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En France, les principales associations de patients, plusieurs sociétés savantes médicales. Et les scientifiques appellent les sénateurs à refuser la réintroduction de pesticides. Interdits dans le projet de loi d’urgence agricole, au vu des connaissances scientifiques. Sur leur toxicité, dans une tribune publiée lundi dans le journal Le Monde.

A quelques heures du début de l’examen du texte au Sénat. Les signataires jugent que « le vote des sénatrices et sénateurs constituera un véritable test. Pour nos institutions démocratiques: sont-elles capables de prendre en compte les connaissances scientifiques. Pour décider des lois qui traitent d’un bien commun, la santé environnementale? ».

11 associations de patients

Les responsables de 15 sociétés savantes (endocrinologie, pédiatrie, reproduction, hématologie…). De 11 associations de patients (Action Patients, Cancer Colère, Malades du Myélome multiple, Renaloo…). Ou d’institutions (Fondation ARC, Fondation pour la recherche médicale, Ordre des médecins…). Rappellent les enseignements de la science sur l’acétamipride et le flupyradifurone.

Un an après la fronde contre la loi Duplomb et la censure du Conseil constitutionnel, le Sénat va examiner un texte. Dans lequel a été ajouté, en commission, un volet relatif aux pesticides. Avec la réintroduction dérogatoire. Et encadrée de deux produits phytosanitaires, l’acétamipride et le flupyradifurone.

Des mesures ressuscitées de la précédente loi Duplomb. Du nom du sénateur-agriculteur LR de Haute-Loire qui fait partie des rapporteurs de la loi d’urgence.

Mobilisation exceptionnelle

« Quelle finalité poursuivent les sénateurs qui ont adopté cet amendement malgré l’état des connaissances scientifiques. Malgré les réserves exprimées par les plus hautes autorités juridictionnelles de l’État. Et malgré la mobilisation exceptionnelle de millions de citoyens en faveur d’un environnement sain ? Demandent les signataires de la tribune.

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Rappelant que « l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques. Et technologiques a produit un rapport très complet. Sur l’acétamipride au mois d’avril, autocensuré de manière inédite ». Ils soulignent que « ses conclusions reflétaient fidèlement l’état actuel des connaissances scientifiques » .

Exposition environnementale diffuse

Qui « convergent vers une exposition environnementale diffuse, des effets écotoxicologiques sublétaux importants. Et des signaux sanitaires préoccupants, en matière de neurotoxicité, de perturbation endocrinienne. Et de reprotoxicité ».

A leurs yeux, « en refusant la réintroduction de l’acétamipride et de la flupyradifurone, les sénatrices. Et sénateurs affirmeraient que la prise en compte des données scientifiques demeure au cœur des processus législatifs ». Surtout « à l’heure où la place de la science dans le débat public est contestée dans de nombreuses démocraties ».

© Agence France-Presse

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